jeudi 12 septembre 2013

Patrick-Olivier Meunier, assistant de recherche

Une expérience comme assistant à la recherche dans le cadre d’une exposition temporaire "La Vie étudiante"

Au cours de mon expérience universitaire, j’ai amplement participé à la vie étudiante, ce qui m’a ouvert des portes parfois imprévues comme celle du Musée acadien. Lors de ma dernière année, j’ai participé à la préparation d’une exposition sur l’histoire de la vie étudiante dans le cadre du 50e de l’Université de Moncton. Cette expérience a été fort éducative, mais aussi révélatrice sur les enjeux, embuches et "petites joies" qui se retrouvent dans le rôle d’assistant à la recherche dans un milieu universitaire. Le travail qui m’était assigné était à première vue simple : faire de la recherche sur divers groupes ou associations étudiantes pour ensuite les rencontrer et fouiller leurs locaux et archives pour en ressortir des documents ou objets marquants de leur histoire.

 Il a été toutefois moins simple que prévu. Les appels ou courriels non retournés, le manque de temps pour un projet comme celui qu’on menait ont été la pointe du problème. Le reste se matérialise dans une disparition ou un manque d’archives de toutes sortes, des organisations ne laissant en place qu’une histoire orale trouée par les changements d’exécutif rapides qui sont communs dans le monde associatif universitaire. Ces manques laissent un goût amer en bouche, car les associations étaient et restent toujours des organismes créateurs de cette vie étudiante, et constater que ces associations ne gardent pas de traces de leurs activités, laissant ainsi disparaitre un passé identitaire n'est pas très agréable. Cette constatation mène au questionnement suivant : Revient-il au Musée acadien, dans sa fonction de conservation de l’histoire acadienne (tenant pour acquis que l’histoire de l’université et de ces étudiants en fait partie) de cultiver le passé des associations ou aux associations de décider elles-mêmes de la valeur de leur passé?

Outre ces embuches idéologiques, les petites joies, comme je les surnomme, surmontent les obstacles et parviennent à créer un sentiment d’accomplissement. La partie dont je retiens le meilleur souvenir est le retour auprès des associations pour leur montrer leurs histoires, en combler des trous ou de leur faire découvrir des pièces de leur passé, donnant la possibilité de rehausser leur fierté étudiante. C’est probablement leur réaction qui rend ce travail aussi envoutant et intéressant; pouvoir montrer aux étudiants le chemin parcourru par les leurs pour créer le présent dont ils sont les acteurs et bâtisseurs.

Je ne peux qu’espérer que le travail effectué par les gens du Musée acadien puisse renforcer le sentiment d’appartenance à un passé, mais surtout faire bourgeonner un intérêt sur la conservation de leur passé qu’ils créent de jour en jour. Quant à moi, l’expérience vécue m'a fait voir le travail ardu de la reconstruction du passé, mais surtout de pouvoir le constituer dans le cadre d’une exposition temporaire, pour un public étudiant sur leur propre histoire. 

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